Des terroristes font sauter un grand magasin de New York et
menacent de faire sauter d'autres lieux publics si McClane, de
retour à New York après s'être engueulé avec Holly un an avant,
n'accomplit pas une suite de défis qui sont plus des missions
suicides. McClane reprend du service avec une sacrée gueule de bois
et il a cette fois un partenaire pour ses aventures : Zeus, un
électricien qui l'aide à Harlem lors de sa première mission et qui
est contraint de suivre McClane par Simon, le chef des terroristes
qui donne les missions.
Après Renny Harlin, John McTiernan reprend du service pour ce film
sorti en 1995 qui est certainement le meilleur de la série John
McTiernan se devait de dépasser le premier "Die Hard" et de
bousculer les règles, encore une fois. On oublie Noël, on oublie
Holly et on garde juste une histoire à peu près similaire au
premier : des faux terroristes qui sont en fait de vrais
cambrioleurs hors norme. Aussi, le cinéaste fait fi du décevant "58
minutes pour vivre" en établissant un lien direct avec "Piège de
Cristal" dont le bad guy, Hans Grüber, a un frère qui se défoule
dans cet opus, Simon. L'unité de temps est conservée car le film se
passe sur une journée. Pour le décor, la production a vu les choses
en grand : le film a été quasiment entièrement tourné à New York
même ! C'est d'autant plus dingue dans certaines séquences
notamment lorsque McClane et Zeus foncent à travers New York et
traversent Central Park en taxi ! Le film offre encore moins de
répit que le premier car les missions de Simon sont en temps
limité. Les personnages passent leur temps à courir tout en
essayant de comprendre où veut en venir Simon, joué par un Jeremy
Irons impérial. LA notion de jeu est appuyée par le fait qu'il
s'intitule "Simon says", équivalent anglmosaxon de notre "Jacques a
dit", d'où le prénom du bad guy. Outre l'humour caustique de
McClane, on a le droit à de franches engueulades avec Zeus,
interprété avec brio par Samuel L. Jackson.
Si McClane devient véritablement un super héros, Zeus est
maintenant l'homme qui n'a jamais voulu être dans cette situation
mais qui s'en sort bien car il utilise sa tête. On a souvent
l'impression que nos deux héros sont les personnages d'un jeu vidéo
d'aventure-action avec énigmes et gunfights et dont chaque niveau
est une nouvelle mission de Simon. Cet antagonisme entre les deux
personnages rappellent les meilleures heures du buddymovies. Mais
c'est bien entendu pour ses séquences d'action qu' « Une journée en
enfer » vaut le détour. A cet effet, John Mc Tiernan a mis en scène
quelques moments très spectaculaires mais qui ne se ressemblent
jamais. Là est la véritable prouesse du cinéaste qui parvient à se
renouveler dans un même métrage sans s'autoparodier. Sans temps
mort, rythmé par le cynisme du mystérieux Simon, le film alterne
avec brio courses poursuites, cascades, fusillades et autres
bagarres dopées à la testostérone. N'en déplaise aux
inconditionnels du cinéma d'auteur, le septième art s'exprime de
multiples façons et "Une journée en enfer" constitue bien une des
pierres angulaires du film d'action à la fois bourrin et
intelligemment ficelé...
Certes plus invraisemblable que le premier mais bien plus
divertissant, "Die Hard With a Vengeance" constitue le point
culminant de la série et demeure un des plus grands films d'action
hollywoodien.
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Date de création : 19/10/09 Dernière mise à jour : 23/10/09 19:38 / 166 articles publiés