Accueil Date de création : 19/10/09 Dernière mise à jour : 23/10/09 19:38 / 166 articles publiés
 

Julianne Moore  (Biographie) posté le vendredi 23 octobre 2009 19:38

Fille de militaire, Julianne Moore, de son vrai nom Julie Anna Smith, passe son enfance à déménager entre les Etats-Unis et l'Allemagne. Elle fait ses études au sein de l'école américaine de Francfort dont elle sort diplômé en 1979, puis décide de suivre une formation à l'Ecole des Beaux Arts de l'université de Boston. Elle débute sa carrière d'actrice dans des pièces de théâtre comme "Serious Money" de Caryl Churchill. Au milieu des années quatre-vingt, elle commence à travailler pour la télévision, en apparaissant dans de nombreux soap operas et autres séries comme "B.L. Stryker" (1989). C'est ainsi qu'elle gagne un Emmy Award pour sa performance dans le feuilleton "As the world turns" en 1988. Il faut attendre 1990 pour la voir faire ses premiers pas sur le grand écran. C'est en effet dans "Darkside les contes de la nuit" qu'elle fait sa première apparition au cinéma. Elle y interprète la malheureuse victime d'une momie. On la retrouve deux ans plus tard dans le thriller "La Main sur le berceau" aux cotés de Rebecca de Mornay. Puis, en 1994, elle devient Yelena dans "Vanya, 42nd street" du réalisateur français Louis Malle.

Julianne Moore gravit petit à petit les échelons de la hiérarchie hollywoodienne jusqu'à ce que Todd Haynes lui offre le premier rôle de "Safe". Sa prestation de Carol White, une femme de ménage, dont la vie bascule le jour où elle développe une allergie à tout ce qui l'entoure, lui vaut un Independent Spirit Award. Steven Spielberg, interpelé par son interprétation dans "Le Fugitif" (1993), lui propose en 1997 d'incarner le docteur Sarah Harding dans "Le Monde perdu" sans même lui faire passer d'audition. La même année, celle-ci accepte de jouer le rôle d'une actrice porno des seventies dans "Boogie nights" de Paul Thomas Anderson, et se retrouve citée en 1998 pour l'Oscar de la meilleure actrice. Julianne Moore continue sur sa lancée en étant nominée à cette récompense pour la deuxième fois de sa carrière grâce à "La Fin d'une liaison" en 1999.

Dès lors, nombreux sont les réalisateurs à vouloir diriger cette actrice rousse au physique élégant et raffiné. En 2000, celle-ci est contrainte de décliner le rôle d'Audrey Dunn dans "Incassable" pour se glisser dans la peau de l'agent Clarice Starling dans "Hannibal" de Ridley Scott. L'année suivante, elle s'essaie à la comédie en allant chasser les méchants extra-terrestres aux cotés de David Duchovny dans "Evolution". En 2003, Julianne Moore décroche une troisième nomination à l'Oscar de la meilleure actrice grâce à son personnage d'épouse modèle, confrontée à une triste réalité, dans "Loin du paradis". Preuve incontestable qu'elle est devenue une véritable star : elle partage, à importance de rôle égale, l'affiche de "The Hours" avec Meryl Streep et Nicole Kidman. L'année suivante, elle forme avec Pierce Brosnan un drôle de couple d'avocats dans la comédie romantique "Une affaire de coeur" (2004). Elle retrouve ensuite David Duchovny à l'affiche de la comédie dramatique "Trust the Man". En 2006, elle rejoint le casting du film de science-fiction "Les Fils de l'homme" sous la direction d'Alfonso Cuaron.

Filmographie

1989 - Darkside les contes de la nuit de John Harrison
1991 - La main sur le berceau de Curtis Hanson
1992 - The gun inton Betty Lou's handbag d'Allan Moyle
1993 - Body de Uli Edel
1993 - Benny and Joon de Jeremiah Chechik
1993 - Le fugitif de Andrew Davis
1993 - Short cuts de Robert Altman
1994 - Vanya 42ème rue de Louis Malle
1994 - Assassins de Richard Donner
1995 - Safe de Todd Haynes
1995 - Neufs mois aussi de Chris Columbus
1996 - Surviving Picasso de James Ivory
1997 - Le monde perdu de Steven Spielberg
1997 - Boogie nights de Paul Thomas Anderson
1997 - Back home de Bart Freundlich
1997 - The big Lebowski de Joel Coen
1998 - Welcome to Hollywood de Tony Markes
1998 - Psycho de Gus Van Sant
1998 - Cookie's fortune de Robert Altman
1999 - Une Carte du monde de Scott Elliott
1999 - Un mari idéal de Oliver Parker
1999 - Magnolia de Paul Thomas Anderson
1999 - La fin d'une liaison de Neil Jordan
2000 - Un homme à femmes de Reginald Hudlin
2000 - Hannibal de Ridley Scott
2001 - World traveler de Bart Freundlich
2001 - Evolution de Ivan Reitman
2001 - Terre neuve de Lasse Hallström
2001 - The hours de Stephen Daldry
2002 - Loin du paradis de Todd Haynes
2003 - I'm not ther : suppositions on a film concerning Dylan de Todd Haynes
2003 - Mary and Bruce de Tom Cairns
2003 - Une affaire de coeur de Peter Howitt
2003 - Mémoire effacée de Joseph Ruben
2004 - Trust the man de Bart Freundlich
2004 - The prizewinner of Defiance, Ohio de Jane Anderson
2005 - Running with scissors de Ryan Murphy
2005 - Next de Lee Tamahori
2005 - Freedomland de Joe Roth
2006 - Les fils de l'homme de Alfonso Cuaron
2007 - Savage Grace de Tom Kalin

2008 - Blindness de Fernando Meirelles

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Frayeurs, bande annonce  (Horreur) posté le vendredi 23 octobre 2009 17:16

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Frayeurs, de Lucio Fulci, avec Catriona Mc Coll, Christopher George  (Horreur) posté le vendredi 23 octobre 2009 17:15

Alors qu'un prêtre se suicide par pendaison dans le cimetière de Dunwich, une jeune femme tombe en profonde catalepsie lors d'une séance de spiritisme. Considérée comme cliniquement morte on s'apprête à l'enterrer dans un cimetière de New-York. Un reporter intrigué par ce décès pour le moins mystérieux se rend sur place avant son inhumation. Les cris provenant du cercueil prouvent que la jeune femme est bel et bien vivante. Elle sera secourue (in extremis) par le journaliste. Après une visite chez la médium organisatrice de la séance de spiritisme, nous apprendrons que la pendaison du prêtre a eu pour effet d'ouvrir les porte de l'enfer et que les créatures issues de ce dernier se déchaîneront sur la terre si les portes (du même enfer) ne sont pas refermées avant la Toussaint.....

"Frayeurs" est le deuxiéme opus de la série des morts vivants, tourné après "l'enfer des zombies" et avant "l'au delà". Dans la droite lignée du premier, Fulci signe un poème macabre et terrifiant sur le thème des zombies.
Cependant, le fond du film diffère sensiblement de "l'enfer des zombies". En effet, le scénario se démarque du mythe vaudou pour s'approcher davantage du fantastique lovecraftien. Fulci multiplie ainsi les références pour rendre hommage à cet immense écrivain. Ainsi, la ville de la nouvelle Angleterre où se déroule les évènements se nomme Dunwich, bien connue des amateurs du maître de Providence. Aussi, la composition du groupe de personnages principaux réunissant une médium, un reporter et une psychologue rappelle immanquablement les équipes d'investigateurs chères à Lovecraft.

Tout ceci ne serait que des clins d'oeil pour afficionados si Fulci empruntait le même chemin que George Romero. Or, ses zombies à lui ne reviennent pas d'entre les morts parce qu'il n'y a plus de place en enfer, mais parce qu'ils refusent d'y rester. Et au vu des stigmates qu'ils portent suite à leur bref passage en bas, ça se comprend. La thématique des forces surnaturelles sur Terre trouve alors pleinement sa place dans un récit d'une morbidité assumée, où les cadavres réanimés reviennent hanter et massacrer les vivants. En faisant de cette porte des enfers un passage entre la dimension (comprendre monde parallèle) des morts et des vivants, Fulci fait d'une pierre deux coups : il inscrit définitivement son film dans la mythologie lovecraftienne, tout en s'éloignant de l'archétype du zombi, tel qu'il fut dépeint à l'époque. Il n'en oublie pas pour autant certaines constantes de son cinéma, comme la place peu envieuse de la religion dans son oeuvre (ici, les évènements sont déclenchés par le suicide d'un prêtre, le père Thomas, les victimes pleurent des larmes de sang).

Mais Fulci ne serait pas Fulci s'il ne faisait pas dans la démesure. "Frayeurs" offre de purs moments d'angoisse, avec effets gore et visqueux à souhait. Allié à la dimension métaphysique du récit, leur impact est garanti. Les perles en la matière qont sans conteste la séquence réaliste ou Bob se fait percer la tête avec une foreuse, et celle, vomitive, ou une demoiselle régurgite ses boyaux devant son fiancé médusé. Parfois gratuites mais sans réellement sortir de la trame scénaristique du film, elles demeurent aujourd'hui encore impressionnantes. Le réalisateur livre bien d'autres séquences aux allures de poésie macabres, comme celle de la (trop) courte scène où l'enfant est poursuivi par les revenants, ou ce superbe dénouement dans le caveau du prêtre. Même les compositions de Fabio Frizzi sont à la hauteur, bien loin des insupportables exagérations de synthétiseurs que l'on retrouvera ultérieurement dans ce type de cinéma.
Pourtant, le film n'évite pas les quelques écueils propres au genre, comme le jeu des acteurs assez bas de plafond, où certains dialogues involontairement comiques ( comme le commissaire effaré devant une flaque de sang et quelques asticots qui souffle : "c'est effrayant, ça dépasse notre imagination.")

Armé d'un scénario au dessus de la moyenne pour l'époque, Fulci livre un classique du cinéma d'horreur, qui a acquis avec le temps le statut de film culte, sans pour autant accèder à celui de chef d'oeuvre, la faute à une direction d'acteurs médiocre. Mais au delà de ce constat, le film propose la rencontre entre deux maîtres du fantastique horrifique : Lucio Fulci et H.P Lovecraft. Alors, amateurs de l'indicible horreur, ne boudez pas votre plaisir et allez ouvrir la porte des enfers !

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La maison près du cimetière, de Lucio Fulci, avec Catriona Mc Coll, Giovanni Frezza  (Horreur) posté le vendredi 23 octobre 2009 17:05

Après le suicide de son mentor, le Dr Norman Boyle emménage dans la maison de ce dernier avec sa femme et son fils. Sombrant rapidement dans la folie et l´horreur, la famille découvre rapidement que quelque chose se terre dans le sous-sol de la maison.

Lucio Fulci est considéré par beaucoup comme le pape du macabre, le maestro de l'horreur, au même titre que son compatriote Dario Argento. Tout d'abord dénigré par le large public, il devint au fil du temps un modèle pour tous les amateurs de fantastique horrifique. Catalogué comme le dernier grand film de Fulci, "La maison près du cimetière" clôt sa trilogie macabre composée également de "Frayeurs" et de "L'au delà".
Basant son film sur une intrigue certes banale, mais propice à des situations effrayantes, le cinéaste italien montre ici les limites de son propre art en particulier, pour ne pas dire celui d'un genre tout entier : celui du cinéma d'horreur italien des années 70 à 80.
Fulci filme donc un scénario empruntant autant à H.P Lovecraft (la maison sert de portail menant à l'indicible) et à Robert Wise (la maison hantée) qu'au "Shining" version Stanley Kubrick (la relation entre des enfants séparés par une dimension, le père défonçant une porte à la hache). Mais pour une fois, le réalisateur n'arrive pas à combler les lacunes d'un script sans réel intérêt, comme en témoigne l'enquête menée par le père, totalement inintéressante, et semblant même ennuyer Fulci. Avec une mise en scène faisant la part belle à des mouvements de caméra hasardeux, exagèrant certains effets de zoom en les multipliant tout au long du film, Fulci aligne les séquences frôlant le ridicule (le meurtre de l'agent immobilier), inutiles (il dépeint la nourrice comme une femme étrange et mystérieuse, mais pourquoi ?), voire involontairement hilarantes, comme cette attaque de chauve souris aussi grotesque qu'inutile. Bien aidé par une musique horriblement nulle, le réalisateur désamorce malgré lui le sentiment d'angoisse qu'est censée provoquer la demeure des Freudstein. Et c'est peut être là que le film rate définitivement le coche. Tous les amateurs du cinéma de genre italien, du giallo à l'horreur, connaissent l'importance du lieu clos dans ces films : la maison n'est jamais un refuge, mais le piège. Mais il faut plus que la proximité d'un cimetière pour que ça fonctionne ...
Les comédiens ne sont pas en reste tant ils rappellent que Fulci aura toujours été en délicatesse avec la direction d'acteurs, jusqu'à plomber parfois ses films. La palme revient à l'insupportable Giovanni Frezza, l'interprète du jeune Bob.
Seules quelques séquences relativement angoissantes comme les descentes dans la cave (qui font toujours leur petit effet), la place à part des enfants dans l'histoire (une constante chez le réalisateur) et le final rappellent qu'on est chez Fulci. Le dénouement plonge littéralement le film dans le gore et l'infernal, mettant en scène l'affrontement culte entre une famille dont les membres succombent à leurs instincts et le légendaire docteur Freudstein. Mais là encore, la séquence s'achève sur un sauvetage aussi mal maitrisé que prévisible.

Revoir le film aujourd'hui permet de mesurer pleinement les difficultés qu'ont certains genres à traverser les âges, comme le "slasher movie" par exemple. Versant involontairement dans l'autoparodie, le cinéma d'horreur italien a grandement contribué à la caricature de son propre mythe. Dario Argento y a difficilement survécu, Lucio Fulci, lui, ne s'en est jamais remis.

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30 jours de nuit, bande annonce  (Horreur) posté le vendredi 23 octobre 2009 16:56

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